Accord QVT

et si les salariés étaient écoutés…

L’UNSA SPAEN prône depuis longtemps une véritable participation des salariés dans l’élaboration des réorganisations. Mais, ce que l’on voudrait plus précisément évoquer, c’est la possibilité au quotidien d’une écoute véritable. C’est très important d’aider un salarié en difficulté et la première chose, c’est bien sûr de l’écouter ! Dans pas mal d’entreprises modernes, il y a des systèmes efficaces dans ce domaine. Cela manque cruellement au CEA qui devrait profiter des groupes constitués sur la qualité de vie au travail pour innover dans ce domaine.

L'accord en Bref...

La 1ère partie est consacrée à l’amélioration, par le dialogue, du bien-être et de l’environnement de travail. 3 actions ont été proposées :

  • L’expression des salariés. Le droit d’expression, à la fois collectif et individuel, permet à chacun de faire connaitre son opinion, ses observations ou demandes sur l’exercice de son travail au sein de l’unité (organisation, contenu et qualité du travail…). Il s’exerce notamment au sein des conseils d’unité et de direction opérationnelle. Pour favoriser ces échanges, la Direction met également en place des outils numériques (intranet, logiciels de partage de documents…) qui permettent de développer des espaces de travail collaboratifs et coopératifs.
  • La conduite du changement dans les projets de transformation / évolution du CEA. La démarche repose sur un partage des enjeux avec les salariés et une communication régulière tout au long du projet. Les projets de changement seront articulés en trois grandes phases : cadrage, conception et mise en oeuvre, et seront pilotés par un responsable de projet. Un guide méthodologique opérationnel, synthétisant l’ensemble des questions à traiter dans les différentes phases, sera prochainement disponible sur l’intranet CEA.
  • La prévention des risques psychosociaux (RPS). La prévention des RPS contribue à la préservation de la santé physique et mentale des salariés, les RPS devant être pris en compte au même titre que les autres risques professionnels. L’accord identifie les différents acteurs de la prévention et les moyens associés.

La deuxième partie vise à mieux concilier vie professionnelle et vie privée et introduit la possibilité d’exercer son activité en télétravail. Selon l’enquête « Moi au CEA », 60 % des salariés du CEA avaient estimé que le télétravail serait un point positif pour leur QVT. Le dispositif retenu concerne la mise en oeuvre d’un télétravail régulier et variable. Le salarié est à l’initiative de la demande de télétravail qui doit être appréciée par sa hiérarchie directe (N+1) au regard de trois critères : l’éligibilité du poste, l’autonomie du salarié dans le cadre de son activité professionnelle, la préservation du collectif de travail. Ces demandes sont ouvertes aux salariés justifiant d’une ancienneté d’au moins un an au CEA et d’un temps de travail supérieur ou égal à 80%. Un guide relatif au télétravail sera prochainement disponible sur le site intranet de DRHRS et sur celui du CEA. Voir la page dédiée au télétravail

Dans sa troisième partie, l’accord met en place, au titre de la solidarité entre salariés, le dispositif de don de jours de repos qui s’adresse à tout salarié du CEA, en CDD ou CDI, ayant au moins un an d’ancienneté. Cet accord est conclu pour une durée indéterminée. Il fera l’objet d’un bilan annuel réalisé par les parties signataires dans le cadre d’une Commission de suivi. D’autres thèmes seront susceptibles de venir l’enrichir, par voie d’avenants négociés ou d’accords spécifiques. Voir la page dédiée au don de jours de repos