Depuis des années, l’UNSA dénonce les tentatives de démantèlement de l’Aide Médicale d’État (AME) à laquelle peuvent prétendre – sous conditions – les étrangers en situation irrégulière sur le territoire français. Un nouveau et énième rapport, commandé par la Première ministre, vient confirmer l’utilité de ce dispositif pourtant maintes fois remis en cause.

Le rapport de Claude Evin (PS) et Patrick Stefanini (LR) sur l’Aide médicale d’Etat remis le 5 décembre à la Première ministre ne fait qu’aller dans le sens des précédents rapports sur le sujet. L’AME est un dispositif utile, qui protège les personnes les plus fragiles et les plus précaires comme l’ensemble de la population.

Le document démontre notamment qu’il n’y a « pas de consommation de soins faisant apparaitre des atypismes, abus ou fraudes structurelles » et vient ainsi casser l’idée que des migrants seraient des fraudeurs ou des profiteurs qui choisiraient la France pour son système de santé.

Dans le document remis à Matignon, les deux rapporteurs formulent cependant des propositions visant à « adapter » l’AME. Le ministre de la Santé ainsi que la Première ministre ont d’ores et déjà annoncé que les propositions des rapporteurs « pourront faire l’objet d’une évolution réglementaire ou législative ».

L’UNSA restera très vigilante sur ce dossier et estime indispensable de trouver les voies et moyens visant à simplifier l’accès à l’AME tout en développant le recours à ce dispositif de santé publique.