Dans son tout récent rapport sur l’organisation territoriale des soins de premier recours, la Cour des comptes propose d’instaurer un délai de carence d’un ou deux jours non indemnisable pour les arrêts de travail de très courte durée. L’UNSA s’oppose à cette préconisation qui fait porter un risque sur la santé des travailleurs et ne résout en rien le problème persistant de l’accès aux soins dans notre pays.

Fausse bonne idée ! Dans son rapport sur l’accès aux soins, la Cour des comptes propose de supprimer l’obligation de produire un arrêt de travail pour les arrêts de très courte durée. A première vue, l’UNSA ne serait pas opposée à ce que les travailleurs puissent s’autodéclarer en maladie. Cette formule existe dans d’autres pays européens. Cela pose néanmoins la question des potentiels effets liés à l’automédication et de l’aggravation de certaines pathologies en cas de non recours à l’avis d’un professionnel de santé.

Mais la Cour des comptes va plus loin. Elle préconise en parallèle d’instaurer un à deux jours de carence d’ordre public pour réguler les abus que pourrait engendrer un système d’auto-déclaration. L’UNSA ne peut accepter une telle contrepartie.

Pour l’UNSA, l’amélioration de l’accès aux soins ne peut plus relever de mesurettes qui visent uniquement à dégager les médecins de certaines tâches et à leur libérer du temps médical. L’état de notre système de santé nécessite des réformes en profondeur visant prioritairement à permettre l’accès aux soins pour tous quel que soit le lieu de résidence.