Le bilan démographique 2023 de l’INSEE confirme une baisse tant de la natalité que du nombre de décès engendrant de fait le vieillissement de la population. Pour l’UNSA, cette tendance doit collectivement nous pousser à réinterroger le financement de notre système de protection sociale.

Une première depuis la Seconde Guerre mondiale : la France enregistre en 13 ans une baisse de la natalité de 20%. En parallèle, le nombre de décès accuse lui aussi un déclin. Cette conjoncture entraîne un vieillissement de la population qui interfère – à moyen et long terme – sur le financement de la protection sociale.

Aujourd’hui, le ratio cotisants/retraités est de 1,71 actif pour 1 retraité. Mais les projections à 2050 prévoient qu’il n’y aurait plus qu’1 actif cotisant pour 1 retraité. Malgré la participation des retraités au financement de la Sécurité sociale, les niveaux de prélèvement actuels de CSG et CRDS que ceux-ci consentent, ne permettraient pas de compenser les effets de la diminution du nombre de travailleurs.

Pour l’UNSA, il y a urgence à agir. Le vieillissement de la population et les besoins croissants qui pèsent sur notre système de protection sociale, combiné à un manque de recettes, mettent en danger la Sécurité sociale.

Comme elle a pu l’exprimer à plusieurs reprises et notamment lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2024, l’UNSA réclame des moyens financiers pour garantir la pérennité de notre modèle social.

L’UNSA demande notamment :
• une augmentation et un fléchage de la fiscalité comportementale (alcool, tabac, etc.) vers la Sécurité sociale
• une compensation totale des exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs
• la renégociation de la dette COVID assumée uniquement par les assurés sociaux à ce jour
• une augmentation de la part des taxes environnementales affectées à la Sécurité sociale
• la mise en place d’une réelle politique de prévention et d’éducation à la santé qui favoriserait à terme des économies tangibles grâce à l’amélioration de l’état de santé de la population.