Une baisse notable en avril, pour la troisième publication de l’indice du moral des salariés. Passant en deux mois de 5,7 sur 10 à 5,4.
Les différentes annonces gouvernementales en sont certainement la raison.

Tour de vis sur l’assurance chômage et réduction des droits pour les chômeurs, stigmatisation des plus fragiles, coupes sombres dans les finances publiques : couplées à une hausse du chômage, ces déclarations inquiètent.
Dans le détail, cet indice met en évidence que les femmes et les agents publics sont les plus inquiets.
Ainsi, les items concernant l’avenir professionnel, le salaire et les perspectives de carrière sont notablement plus bas que pour la moyenne des salariés interrogés.
Les femmes savent bien qu’elles seront les premières à être touchées si la crise s’aggrave. La suppression des 10 milliards dans le budget de l’État associée à des perspectives de suppressions supplémentaires dans les mois à venir inquiètent évidemment les agents publics.

1 salarié sur 2 renonce à se soigner
Dans ce contexte difficile, les résultats aux questions sur la santé apportent un éclairage supplémentaire.
Ainsi, 1 salarié sur 2 a renoncé à des soins pour lui ou l’un de ses proches. Ce résultat particulièrement inquiétant s’explique ainsi :

d’une part et en premier en raison de la difficulté d’obtenir une consultation et dans les délais requis, d’autre part en raison du reste à charge trop élevé.
L’augmentation des franchises médicales ne pourra qu’aggraver cette tendance, de plus en plus de salariés risquent de se détourner des soins.

Tous les résultats sont ici :