A la surprise générale, le ministre de l’Economie et des Finances a annoncé hier 10 milliards d’économies immédiates. L’UNSA réprouve cette annonce qui touche tous les secteurs et notamment celui de la santé.

C’est la douche froide. Alors que le gouvernement tablait sur 1,4% de croissance, il la revoit aujourd’hui à la baisse en misant désormais sur 1%. Et les annonces n’ont pas tardé à tomber, tout comme le décret annulant les crédits alloués à différents secteurs.

2,138 milliards en moins pour l’écologie et le développement durable, 1,1 milliard en moins pour le travail, etc. Malheureusement, la santé n’est pas en reste avec 90 millions d’annulation de crédits.

Moins 50 millions sur la protection maladie, moins 20 millions sur la prévention, la sécurité sanitaire et l’offre de soins. Autant sur la conduite et le soutien des politiques sanitaires et sociales.

Alors que notre système de santé est à bout de souffle et que la prévention peine à se faire une place tant dans les politiques de santé publique que dans celles de la santé au travail, l’UNSA condamne ces annonces.

Pour notre organisation, ce sont précisément des secteurs qui nécessitent des investissements pour assurer la santé et la sécurité sanitaire de la population. C’est de surcroit investir pour le futur afin d’améliorer l’état de santé de nos concitoyens et donc réduire les dépenses d’Assurance maladie.

Enfin, l’UNSA est abasourdie d’entendre le ministre de l’Economie et des Finances dire qu’il ne s’attaque pas à la Sécurité sociale alors qu’il vient de doubler les participations forfaitaires et franchises médicales qui restent à la charge des patients.