Dans son rapport annuel sur les discriminations au travail, le défenseur des droits aborde cette année la conciliation entre maladies chroniques et travail (1) . Pour lutter contre les discriminations qui découlent de ces situations, pour une réelle inclusion et pour une amélioration des conditions de travail pour toutes et tous, l’UNSA plaide pour une meilleure prise en compte du vécu professionnel des travailleurs porteurs de maladies chroniques.

Selon le 16ème baromètre sur les discriminations dans l’emploi :

• « environ 1 personne sur 6 atteinte de maladie chronique a été confrontée à une discrimination ou un harcèlement discriminatoire en raison de son état de santé ou de son handicap ».

• les personnes atteintes d’une maladie visible « ont 3 fois plus de risque d’avoir été confrontées à une discrimination ou un harcèlement discriminatoire en raison de son état de santé ou de son handicap que celles avec une maladie invisible »

• « Seulement la moitié des malades ont informé leur employeur ou supérieur hiérarchique de leur état de santé ». Parmi ceux qui ne l’ont pas fait « 40% ont peur des répercussions négatives ».

Ces chiffres doivent collectivement nous interroger.

Pour lutter contre les discriminations et contre le risque de désinsertion professionnelle, l’UNSA milite pour une meilleure intégration de l’ensemble des travailleurs et travailleuses quel que soit leur état de santé.

Pour notre organisation, cela nécessite que les partenaires sociaux s’engagent à tous les niveaux dans des négociations visant à une meilleure inclusion et à une amélioration réelle de la qualité de vie et des conditions de travail
y compris pour les porteurs de handicap(s) et/ou de pathologie(s) chronique(s).

L’UNSA ne peut accepter :

• « qu’environ 1/3 des salariés malades ayant eu un arrêt de plus de 60 jours […] n’ont pas bénéficié de visite de reprise »,

• que « dans près d’1/3 des cas, l’employeur n’ait pas suivi les préconisations de la médecine du travail pour les salariés atteints d’une maladie chronique ».

Pour l’UNSA, le rôle des services de santé au travail, le suivi de leurs préconisations ou encore la capacité de l’employeur à aménager le poste de travail doit être un élément central.
Aujourd’hui en France, beaucoup de travailleurs et travailleuses se voient déclarés inaptes au travail et perdent leur emploi faute de recherche de solutions efficaces pour les maintenir dans l’emploi.

Enfin l’UNSA rappelle qu’elle revendique toujours l’accès à un service de prévention et de santé au travail pour tous les agents de la fonction publique.

Pour aller plus loin : https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/2023-12/ddd-OIT_etude_16e-barometre-discriminations-emploi_20231121.pdf