Le projet de directive européenne sur un devoir de vigilance des entreprises arrive dans les dernières phases de négociation. Ce texte, pourtant fortement soutenu par la présidence française du Conseil de l’Union européenne en 2022, pourrait ne pas tenir ses promesses et moins protéger les droits des travailleurs et l’environnement que prévu.

En effet, à ce stade, plusieurs conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) ne seraient pas prises en compte, et le secteur financier serait exclu du périmètre de la directive.
Par ailleurs, il est essentiel que cette directive :

garantisse l’implication adéquate et significative des syndicats, et des représentants des travailleurs, prévoie un accès effectif à la justice pour les victimes et les syndicats, prévoie des sanctions dissuasives pour les entreprises reconnues coupables de violation des droits de l’homme, des droits des travailleurs ou des obligations environnementales.

L’UNSA se joint à la CGT, la CFDT, FO et à la Confédération européenne des syndicats (CES) pour porter ces demandes, transmises à Laurence Boone, secrétaire d’Etat chargée de l’Europe.


Retrouvez le courrier envoyé à Laurence Boone :