Le rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes publié le 7 mars relève les nombreuses insuffisances de l’index égalité professionnelle et propose des pistes d’améliorations.
L’UNSA dénonce depuis plusieurs années ces insuffisances et la nécessité de refondre l’index.

Car même s’il a permis la prise de conscience des écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes, il a encore trop peu d’effets concrets. L’index n’a permis ni de corriger réellement les écarts de rémunérations, ni d’améliorer significativement les évolutions de carrière des femmes.

De plus, l’index ne se base que sur 1% des entreprises et 26% des salariés.

Depuis 5 ans, les inégalités persistent donc encore et toujours. En 2022, à temps de travail égal, les femmes gagnent 14,9% de moins que les hommes selon une toute récente étude de l’INSEE.

Lors de la conférence sociale du 16 octobre 2023, la refonte de l’index égalité professionnelle avait été annoncée pour le rendre plus ambitieux et plus transparent.

L’UNSA, présente à cette occasion, avait exprimé ses propositions pour améliorer cet index et notamment en repensant la méthode de calcul et les indicateurs, en supprimant le seuil de pertinence et la possible exclusion d’effectifs, en intégrant l’ensemble des éléments variables de la rémunération ou encore en prenant en compte les temps partiels… D’autres outils, comme la classification des postes et la mixité des métiers, doivent aussi être mieux articulés avec l’Index, pour enfin aboutir à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

L’UNSA demande au gouvernement d’ouvrir ce chantier en lien avec la transposition française de la Directive européenne sur la transparence salariale pour ainsi renforcer l’application du principe d’une même rémunération « pour un même travail ou un travail de valeur égale ».

lire l’intégralité du rapport du HCE :


Rapport du Haut Conseil à l’Egalité