Face à la pénurie de médecins du travail, le gouvernement réfléchirait à un plan destiné à pallier ce déficit structurel. L’UNSA exprime son opposition aux mesures qui viseraient à exclure certains salariés du suivi individuel renforcé de leur état de santé.

Depuis des années, les salariés doivent composer avec le manque de médecins du travail. Les visites médicales de suivi, autrefois obligatoires chaque année, le sont devenues ensuite tous les deux ans et à tous les cinq ans depuis 2017.

Les travailleurs les plus exposés ne sont pas en reste. En 2017, certains d’entre eux ont été exclus du suivi individuel renforcé pour être orientés vers une simple visite d’information et de prévention, avec les conséquences que cela peut avoir sur leur santé.

A l’époque déjà, l’UNSA avait affirmé son hostilité à ces mesures.

La situation des services de prévention et de santé au travail ne cesse de se dégrader. En 20 ans, les gouvernements successifs n’ont pas enrayé ce déclin et le nombre de médecins du travail poursuit sa décrue.

Aujourd’hui, la ministre du Travail et de la Santé dit travailler à un plan d’action.

Y sont évoquées des dispositions visant à :
• favoriser le recrutement de nouveaux médecins via des passerelles de compétences ou des embauches de professionnels de santé étrangers
• renforcer l’attractivité
• réviser le « périmètre et les modalités d’intervention du médecin du travail, afin d’optimiser l’utilisation des ressources médicales ».

Cette dernière proposition pourrait à nouveau se traduire par l’exclusion de certains salariés de ce suivi individuel renforcé.

L’UNSA est fermement opposée à une nouvelle limitation des suivis individuels renforcés en raison des risques qu’elle fait encourir à la santé des travailleurs.

Elle demande par ailleurs à être associée aux discussions à venir avec le ministère.